Les bienfaits du cassis

Du verger bourguignon aux pharmacopées européennes, le cassis - Ribes nigrum - figure parmi les plantes les plus polyvalentes de l'herboristerie. Chez KARIO, ce sont les feuilles de cassis que nous travaillons - la partie de la plante mobilisée de longue date pour le confort articulaire et le drainage.

Le cassis en bref

Le cassis (Ribes nigrum) est un arbrisseau de la famille des Grossulariacées, cultivé en Europe depuis le Moyen Âge et particulièrement implanté en Bourgogne. Sa feuille - la partie utilisée par KARIO - est traditionnellement reconnue par l'Agence européenne du médicament pour soulager les douleurs articulaires mineures et soutenir le drainage urinaire. Cette double indication, fondée sur plusieurs siècles d'usage en herboristerie européenne, repose sur la fraction de flavonoïdes - quercétine, kaempférol, isorhamnétine - et de proanthocyanidines spécifiques à la feuille.

  • Deux usages traditionnels de la feuille reconnus - articulation, drainage
  • Flavonoïdes signature : quercétine, kaempférol, isorhamnétine
  • Proanthocyanidines et acides phénoliques caractéristiques
  • Plante à triple usage en phytothérapie : feuille, bourgeon, baie
  • Patrimoine français fort : Bourgogne, kir, héritage du chanoine
Bienfait du cassis
Noix vertes AOP de Grenoble

Qu'est-ce que le cassis ?

Le cassis est un arbrisseau de 1 à 2 mètres de hauteur, originaire des forêts d'Europe du Nord et d'Asie. Il porte le nom scientifique Ribes nigrum — « nigrum » désignant la couleur noire profonde de ses baies, qui mûrissent en juillet. Ses feuilles, légèrement palmées et dentées, dégagent un parfum aromatique caractéristique lorsqu'on les froisse : mélange d'odeur de buis, de fruit et de résine. Cette signature olfactive permet à elle seule l'identification botanique de l'espèce.

L'introduction du cassis dans la pharmacopée européenne remonte au Moyen Âge. Il est mentionné dès le XIIe siècle par sainte Hildegarde de Bingen, puis au XVIIIe siècle dans le traité du chanoine de Montaran, Les Propriétés admirables du cassis, qui en fit la « plante panacée » de son temps. La culture du cassis prend ensuite racine en Bourgogne, où il devient, au XIXe siècle, l'ingrédient signature d'une liqueur régionale — donnant naissance au célèbre kir popularisé à Dijon par le chanoine éponyme.

En phytothérapie, trois parties de la plante sont mobilisées, chacune avec sa composition et ses usages propres. Les feuilles, riches en flavonoïdes - quercétine, kaempférol, isorhamnétine - et en proanthocyanidines, sont la partie traditionnellement reconnue en phytothérapie. Ce sont elles que nos artisans rapportent à Belley pour la composition de nos cures. Les bourgeons, récoltés au printemps avant l'éclosion, constituent la base de la gemmothérapie - une autre branche de la phytothérapie. Les baies, enfin, apportent leurs anthocyanes et leur vitamine C, principalement utilisées en nutrition alimentaire.

Arbrisseau européen

Cultivé en Bourgogne

Feuille utilisée par KARIO

Le cassis : que disent la tradition et la science ?

Les flavonoïdes signature

La feuille de cassis présente une fraction de flavonoïdes bien caractérisée : mono- et diglycosides de quercétine, kaempférol et isorhamnétine.

Cette composition est précisément celle qui justifie la reconnaissance officielle par l'Agence européenne du médicament pour le soulagement des douleurs articulaires mineures - et constitue le cœur de la signature phyto-chimique de la plante.

Les proanthocyanidines

Au-delà des flavonoïdes simples, la feuille de cassis présente une fraction de proanthocyanidines - des polyphénols complexes documentés de longue date en phytothérapie.

Ces molécules, citées dans la monographie ESCOP, accompagnent les flavonoïdes et participent à l'inscription traditionnelle de la plante dans le registre articulaire et drainant.

Un héritage français de plusieurs siècles

Du traité de Montaran au XVIIIᵉ siècle aux usages bourguignons traditionnels, le cassis tient une place singulière dans le patrimoine phyto-thérapeutique français.

Cette continuité d'usage, alliée à la reconnaissance officielle de la feuille par l'Agence européenne du médicament, fait du cassis l'une des plantes les plus solidement documentées de l'herboristerie occidentale.

Composition phyto-chimique du cassis

Le cassis présente trois parties distinctes utilisées en phytothérapie - feuille, bourgeon et baie -, chacune avec sa composition propre.

Le tableau ci-dessous présente les composés documentés dans la littérature scientifique pour chacune de ces parties. Chez KARIO, c'est la feuille qui entre dans nos cures.

Composé

Partie de la plante

Référence

Flavonoïdes (quercétine, kaempférol, isorhamnétine)

feuille - signature

EMA/HMPC monographie 745353/2016

Proanthocyanidines

feuille - présence

ESCOP 2017

Acides phénoliques

feuille - présence

Staszowska-Karkut 2020

Composés aromatiques caractéristiques

feuille - signature olfactive

EMA/HMPC assessment

Tanins

feuille - présence

Vidal Phytothérapie

Anthocyanes (delphinidine, cyanidine)

baie

EMA/HMPC assessment

Vitamine C

baie fraîche

Anses Ciqual

Acides organiques (citrique, malique)

baie

Anses Ciqual

Sources : monographie EMA/HMPC 745353/2016 (Ribis nigri folium) et assessment report, ESCOP 2017, Staszowska-Karkut & Materska 2020, Anses Ciqual, Vidal Phytothérapie.

Les propriétés du cassis

01 - Une feuille reconnue pour le confort articulaire

Le soulagement des douleurs articulaires mineures est l'un des deux usages traditionnels de la feuille de cassis reconnus par l'Agence européenne du médicament. Fondé sur plusieurs siècles d'usage en herboristerie européenne, il place le cassis parmi les plantes de référence pour accompagner le confort des articulations - une propriété historiquement attribuée à sa fraction de flavonoïdes et de proanthocyanidines.

02 - Un soutien traditionnel du drainage urinaire

Le second usage traditionnel reconnu à la feuille est diurétique : augmenter le volume des urines et soutenir le drainage des voies urinaires. Cette propriété, attribuée historiquement aux flavonoïdes et aux acides organiques de la feuille, inscrit le cassis dans la longue tradition européenne des cures de drainage.

03 - Des polyphénols antioxydants

Les flavonoïdes de la feuille de cassis - quercétine, kaempférol, isorhamnétine - et ses proanthocyanidines sont des polyphénols documentés de longue date en phytothérapie. Ces molécules constituent l'une des signatures les mieux caractérisées de la plante dans la littérature scientifique européenne.

04 - Le traité du chanoine de Montaran

Au XVIIIᵉ siècle, le chanoine de Montaran consacre au cassis un traité entier - Les Propriétés admirables du cassis - qui en fait la « plante panacée » de son temps. Relayé par les usages bourguignons, cet engouement ancre durablement le cassis dans le patrimoine phyto-thérapeutique français, bien avant sa reconnaissance contemporaine.

05 - Une plante mentionnée par sainte Hildegarde

L'usage médicinal du cassis est attesté dès le XIIᵉ siècle dans la Physica de sainte Hildegarde de Bingen. Cette mention précoce, complétée par les usages traditionnels documentés dans les pharmacopées européennes ultérieures, témoigne d'une connaissance ancienne des propriétés de la plante - notamment dans le registre articulaire et drainant qui sera plus tard validé par les autorités européennes.

06 - Du verger bourguignon aux foudres de Belley

Dans les vallées du Dauphiné et du Bugey, le cassis figure depuis toujours parmi les plantes maîtresses des herboristes et des distillateurs traditionnels. C'est dans cette tradition - celle des cueilleurs alpins - que nos cures KARIO trouvent leur ancrage. Le cassis y occupe naturellement une place de choix, aux côtés de la noix verte de Grenoble.

Ces propriétés naturelles sont à la base de chacune de nos six cures. La feuille de cassis entre spécifiquement dans la composition de notre cure Articulation - en synergie avec la noix verte, l'ortie et la prêle.

Le cassis dans les formules KARIO

Depuis 1905, à Belley, nos artisans distillent les plantes qui entrent dans nos cures - une pratique transmise de génération en génération depuis le Frère Henri-Marie, créateur de la formule originelle. Le cassis y est l'une des plantes signature : la feuille - dont l'usage articulaire et drainant est traditionnellement reconnu - entre dans la composition de notre cure Articulation, où elle vient compléter la noix verte, l'ortie et la prêle.

Le choix de la feuille - et non du bourgeon (qui appartient à la gemmothérapie) ou de la baie (qui relève de l'alimentation) - répond à une logique simple : c'est la partie de la plante dont l'usage articulaire est traditionnellement reconnu. Et c'est aussi celle qui se prête le mieux au travail de nos foudres en chêne, dans la continuité du savoir-faire qui fait l'identité de la maison.

Dans la formule Articulation, elle renforce le profil polyphénolique de la cure par ses propres flavonoïdes et ses proanthocyanidines, en synergie avec l'ortie - également reconnue pour le confort articulaire - et la prêle, réputée pour sa richesse en silice. Trois plantes signature aux traditions complémentaires.

 Noix vertes AOP de Grenoble sur l'arbre, en début d'été

Comment utiliser le cassis ?

Le cassis se prête à plusieurs formes d'usage, qui mobilisent chacune une partie différente de la plante. Voici les principales préparations.

En complément alimentaire concentré

L'usage le plus rigoureux passe par une forme concentrée et stabilisée. Dans notre cure Articulation, les feuilles de cassis sont travaillées selon notre savoir-faire de Belley puis associées à l'extrait de noix verte et aux autres plantes signature, à raison de 3 cl par jour pendant 22 jours. Cette concentration permet d'apporter quotidiennement les vertus de la feuille - flavonoïdes, proanthocyanidines, signature aromatique - sans avoir à préparer plusieurs préparations distinctes.

En tisane (infusion de feuilles)

La forme la plus traditionnelle reste l'infusion de feuilles séchées. Comptez deux à quatre grammes de feuilles par tasse, dans une eau frémissante laissée infuser dix à quinze minutes. La monographie européenne précise ces dosages, jusqu'à trois prises par jour, sur une cure de quatre semaines maximum pour l'indication articulaire et de deux semaines pour le drainage urinaire. La tisane conserve la matrice complète de la feuille - une autre manière, ancienne et toujours d'actualité, de profiter de la plante.

En gemmothérapie (macérat de bourgeons)

Le macérat de bourgeons de cassis - Ribes nigrum bourgeons - est l'une des préparations signature de la gemmothérapie, une branche distincte de la phytothérapie qui exploite les tissus végétaux en croissance active. Préparé par macération des bourgeons frais dans un mélange d'eau, d'alcool et de glycérine, il se prend à raison de cinq à quinze gouttes par jour. Cet usage - différent de celui des feuilles travaillées par KARIO - constitue une voie complémentaire et non substituable du cassis en phytothérapie moderne.

En consommation alimentaire de la baie

La baie de cassis, fraîche ou en confiture, en sirop, en coulis ou en jus, conserve l'essentiel de ses anthocyanes et apporte sa vitamine C. C'est l'une des baies les plus denses sur le plan nutritionnel - à consommer de préférence fraîche en été, lorsque la saison de récolte bat son plein en Bourgogne et dans le Val de Loire. Cet usage alimentaire est complémentaire de l'usage médicinal traditionnel de la feuille, et exploite des composés différents de la plante.

En liqueur traditionnelle

Le cassis a donné naissance à l'une des liqueurs les plus emblématiques de Bourgogne, à l'origine du célèbre kir. Si l'apport médicinal de la liqueur reste limité - en raison de la dilution et de la présence d'alcool -, son inscription dans le patrimoine gastronomique français témoigne de la place ancienne du cassis dans la culture alimentaire européenne.

Précautions et contre-indications du cassis

La feuille de cassis présente un profil de tolérance globalement excellent dans les dosages traditionnels, comme en témoigne la monographie européenne qui ne mentionne pas d'effet indésirable spécifique. Quelques précautions méritent néanmoins d'être rappelées.

Allergie aux Grossulariacées

Les personnes présentant une allergie connue aux plantes de la famille des Grossulariacées - cassis, groseille, groseillier à maquereau - doivent éviter la consommation interne du cassis sous toutes ses formes.

Insuffisance rénale ou cardiaque

La feuille de cassis étant traditionnellement reconnue pour son action diurétique douce, son usage est déconseillé en cas d'insuffisance rénale, d'insuffisance cardiaque ou d'œdème lié à une altération de ces fonctions, en l'absence d'avis médical préalable.

Traitements médicamenteux

Le cassis peut interférer avec les traitements antihypertenseurs, anticoagulants et diurétiques en raison de son action drainante traditionnelle. Un avis médical est recommandé avant toute consommation prolongée en cas de traitement chronique.

Durée d'utilisation

La monographie européenne précise des durées d'usage maximales selon l'indication de la feuille : quatre semaines pour l'usage articulaire, deux semaines pour le drainage urinaire. Pour la cure Articulation KARIO de 22 jours - qui s'inscrit dans le registre articulaire -, cette durée est confortablement dans les clous. Pour des cures plus longues ou successives, l'avis d'un professionnel de santé est recommandé.

Grossesse et allaitement

L'usage du cassis en complément alimentaire concentré est déconseillé pendant la grossesse et l'allaitement, en l'absence de données suffisantes. La consommation alimentaire de la baie en quantité courante ne pose pas de problème particulier.

Posologie KARIO

Pour notre cure Articulation contenant du cassis, la dose journalière indiquée est de 3 cl, à ne pas dépasser. La cure dure 22 jours et peut être renouvelée plusieurs fois dans l'année, en respectant un intervalle d'une semaine minimum entre deux cures.

En cas de doute ou de pathologie en cours, l'avis d'un professionnel de santé reste la meilleure boussole. Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée, ni à un traitement médical.

Nos compléments alimentaires à base de cassis

Vos questions sur le cassis


Le cassis est l'une des rares plantes dont chaque partie a sa propre utilité en phytothérapie. La feuille - utilisée par KARIO - est traditionnellement reconnue par l'Agence européenne du médicament pour soulager les douleurs articulaires mineures et soutenir le drainage urinaire. Le bourgeon est la base de la gemmothérapie, une autre branche de la phytothérapie. La baie, riche en anthocyanes et vitamine C, est principalement utilisée en consommation alimentaire. Ces trois parties exploitent des composés différents : les vertus de la baie - vitamine C, anthocyanes - sont distinctes de celles attribuées à la feuille.


Consommées dans les dosages traditionnels - deux à quatre grammes de feuilles séchées par tasse, jusqu'à trois tasses par jour -, les feuilles de cassis présentent un excellent profil de tolérance. La monographie européenne ne mentionne d'ailleurs aucun effet indésirable spécifique. Les contre-indications principales concernent l'insuffisance rénale ou cardiaque, les traitements diurétiques en cours, et l'usage prolongé au-delà des durées recommandées (4 semaines pour l'usage articulaire, 2 semaines pour le drainage urinaire). En cas de traitement médical, un avis du pharmacien ou du médecin reste la meilleure garantie.


Les feuilles de cassis sont traditionnellement reconnues pour leurs propriétés sur le confort articulaire - le soulagement des douleurs articulaires mineures fait partie des usages reconnus par l'Agence européenne du médicament. Cette reconnaissance repose sur la composition de la feuille en flavonoïdes - quercétine, kaempférol, isorhamnétine - et en proanthocyanidines. On parle ici d'un soutien traditionnel du confort articulaire, distinct d'un médicament anti-inflammatoire. À noter : cette propriété concerne spécifiquement la feuille, distincte des usages du bourgeon en gemmothérapie ou de la baie en alimentation.


La tisane de feuilles de cassis peut potentialiser l'effet des traitements antihypertenseurs en raison de son action diurétique naturelle. Pour les personnes hypertendues sans traitement médical, sa consommation modérée reste compatible et peut s'inscrire dans une démarche globale d'hygiène de vie. En revanche, pour les personnes sous traitement antihypertenseur, anticoagulant ou diurétique de synthèse, un avis médical est recommandé avant d'entamer une consommation régulière, afin d'ajuster si nécessaire le suivi.


Cette question concerne principalement les anthocyanes - delphinidine, cyanidine - qui se trouvent dans la baie de cassis, pas dans la feuille. La tradition phyto-thérapeutique d'Europe du Nord intègre la baie de cassis - fraîche, en jus ou en confiture - à l'alimentation courante, et la recherche s'intéresse depuis plusieurs décennies au rôle des anthocyanes dans la microcirculation oculaire. Cet usage relève donc de la consommation alimentaire de la baie. Pour bénéficier des anthocyanes du cassis, la baie fraîche ou en jus reste la voie la plus directe.


Les trois parties du cassis ont des compositions complémentaires mais distinctes. La feuille concentre les flavonoïdes - quercétine, kaempférol, isorhamnétine - et les proanthocyanidines, à l'origine de l'usage articulaire et drainant reconnu par l'Agence européenne du médicament. C'est cette partie qui entre dans nos cures KARIO. Le bourgeon, récolté au printemps avant l'éclosion, contient les principes actifs des tissus en croissance ; il constitue la base de la gemmothérapie. La baie, enfin, apporte les anthocyanes - delphinidine, cyanidine - qui lui donnent sa couleur noire, et une teneur exceptionnelle en vitamine C - plusieurs fois supérieure à celle de l'orange. Les propriétés de chaque partie ne sont pas interchangeables.


Le soulagement des douleurs articulaires mineures est l'une des indications traditionnelles officiellement reconnues à la feuille de cassis par l'Agence européenne du médicament. Cette reconnaissance s'appuie sur plusieurs siècles d'usage en herboristerie européenne - mentionné déjà par sainte Hildegarde au XIIe siècle, puis intégré aux traités français du XVIIIe siècle. Dans nos cures, c'est précisément cette propriété qui justifie la présence de la feuille de cassis dans la formule Articulation, en synergie avec la noix verte, l'ortie et la prêle.